Le maison Boucher

Jean-Marie Boucher est un commerçant semi-indépendant qui dirige une cantine pour les voyageurs à l'extérieur de la palissade.  Les voyageurs pouvaient y acheter de l'alcool, de tabac et de la nourriture de tout genre sans même entre dans le fort.  Les clauses du contrat conclu en 1814 entre Boucher et les agents de Montréal de la Compagnie du Nord-Ouest indiquent clairement que Boucher pouvait vendre de la nourriture et des boissons aux voyageurs, mais qu'il devait s'abstenir de toue activité liée à la traite des fourrures.  Ce contrat lui garantissait au moins 2000 livres par année (soit environ deux fois le salaire des guides de Montréal), ou le tiers des profits de son entreprise, le reste allant à la Compagnie.  À chaque automne, Boucher devait se rendre à Montréal pour faire un compte rendu exact de ses affaires auprès des agents.  C'est pour cette raison que la Compagnie mettait à sa disposition un commis pour tenir ses comptes. 

Pendant les Rendez-vous, les voyageurs vont prendre leurs repas à la Maison Boucher, car ils les préfèrent aux rations quotidiennes de maïs et de graisse offertes par la Compagnie.  Toutefois, puisqu'ils doivent payer pour ce luxe, une bonne partie des gages qu'ils ont si durement gagnés retournent dans les coffres de leur employeur.