L’atelier de l’armurier

La tâche de l'armurier est de veiller au bon état des armes à feu utilisées comme moyen de défense par la Compagnie du Nord-Ouest et de réparer les fusils qui servent de monnaie d'échange avec les Autochtones. L'armurier doit être à la fois un bon menuisier et un bon forgeron. Pour réparer les crosses de fusils abîmées, des planches de noyer, d'érable et de cerisier noir sont apportées par bateau de Détroit. La forge qui se trouve dans l'atelier de l'armurier lui permet de faire les réparations aux pièces de métal des fusils. Le plus souvent, il s'agit de remplacer les ressorts, de tremper et de renforcer les pièces de métal mou, de redresser les canons de fusil tordus et de tremper la surface du chien du fusil (le morceau de métal qui produit l'étincelle en frappant la pierre à fusil).

Au besoin, l'armurier doit également donner un coup de main aux forgerons en fabriquant des pièges, de petites haches et des clous, et en réparant les serrures ou les clés.

Les armes à feu sont une monnaie d'échange très recherchée par les Autochtones qui font la traite des fourrures. La Compagnie du Nord-Ouest vend chaque année environ 800 fusils, carabines et pistolets. Barnett, une firme londonienne, fabrique la plupart de ces armes à feu. Il est beaucoup plus efficace pour une compagnie qui se livre au commerce des fourrures d'acheter ses armes que de les fabriquer elle-même.

L'arme la plus en demande est le fusil d'échange du Nord-Ouest, une arme simple et légère, qui convient tout à fait aux besoins des chasseurs autochtones.  Il s'agit d'une arme à âme lisse permettant de tirer aussi bien des plombs (pour les canards ou les gélinottes) que des balles (pour le caribou ou le bison).