L’Hôpital

L’importance qu’accorde la Compagnie du Nord-Ouest aux soins de la santé est visible par les deux bâtiments érigés à cet effet. Jusqu’en 1811, la maison du docteur et de l’apothicaire est probablement le seul endroit où on peut obtenir des soins médicaux. Dès 1816, un hôpital est construit, comme le montre le Plan de Selkirk. De plus, la Compagnie du Nord-Ouest maintient toujours un docteur au Fort William pendant les mois d’été. La plupart des employés n’ont accès qu’à des traitements d’urgence pendant le reste de l’année. Il existe donc un grand besoin d’installations médicales au Fort William. 

Les maux dont souffrent les commerçants de fourrures sont la fièvre, le rhume, les infections, les coupures et blessures, ainsi que les maladies vénériennes.  Les hernies, causées par de lourds chargements, sont communes chez les voyageurs. Dans l’ère qui précède les antiseptiques et les antibiotiques,  on compte des remèdes tels les saignées, les purgatifs, les vomitifs, les expectorants, ainsi que les baumes et potions de toutes sortes.

On n’a pas déterminé exactement en quoi l’hôpital diffère de la maison de l’apothicaire. Puisque l’apothicaire occupe une grande superficie dans le bâtiment que l’on connaît sous le nom de « maison du Dr McLoughlin et de l’apothicaire », il se pourrait qu’on s’en soit servi à des fins de traitements ou de convalescence même après la construction de l’hôpital.