Le camp des voyageurs

Tous les voyageurs, sauf le guide et les interprètes, mangent et couchent à l'extérieur de la palissade. À l'est du Fort, on trouve le camp des Montréalais, ou mangeurs de lard, tandis que celui des hivernants, qu'on appelle aussi engagés, est à l'ouest.

Tout comme au cours du voyage, les Montréalais et les hivernants ont peu de moyens pour s'abriter : un canot à la renverse, des couvertures, peut-être un appentis qu'ils ont fabriqué et, parfois, une tente en cuir de bison d'Amérique. Gabriel Franchère visite le Fort William en 1814 et note au sujet des camps  : « Il est étonnant de voir les différences entre les deux camps qui comptent chacun de 300 à 400 hommes. Celui des mangeurs de lard est toujours malpropre. Au contraire, celui des hivernants est extrêmement propre.»